Plus de 3 000 écoliers du Couffo et du Zou disposent désormais de cuisines scolaires modernes. Le vendredi 23 octobre 2026, au complexe scolaire de Dolohoué, à Lalo, GRASID ONG a inauguré six complexes cuisine-magasin équipés de foyers améliorés, financés par l’Ambassade du Japon avec l’appui technique du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Réparties entre les communes de Lalo, Toviklin et Djidja, ces infrastructures permettent aux écoles de mieux conserver les vivres de leurs cantines et de préparer les repas des élèves en toute sécurité. Leur mise en service intervient un an après la signature de la convention de financement entre GRASID ONG et l’Ambassade du Japon. Pour les élèves comme pour les cuisinières, une nouvelle page s’ouvre dans la vie de ces cantines scolaires.
Inauguration des cuisines scolaires à Dolohoué en présence de l’Ambassadeur du Japon et du PAM
L’enceinte du complexe scolaire de Dolohoué a réuni, ce vendredi, les partenaires du projet et la communauté éducative des six écoles bénéficiaires. Hideki Uezono, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon près la République du Bénin, a conduit la délégation japonaise. À ses côtés se trouvaient Ali Ouattara, Représentant résident du PAM au Bénin, Pélagie Gowui, Maire de Lalo, et Mesmin Tadégla DJEDJI, Directeur exécutif de GRASID ONG. Directeurs d’écoles, membres des comités de gestion des cantines, parents d’élèves et cuisinières avaient également fait le déplacement.



Prenant la parole, le Directeur exécutif de GRASID ONG a expliqué que ces ouvrages arrivent au bon moment. Les magasins permettent désormais de stocker en sécurité les vivres et dotations fournis par le PAM et par le gouvernement béninois. Les cuisines, elles, garantissent une préparation des repas sans danger pour les cuisinières comme pour les élèves. Mesmin Tadégla DJEDJI a remercié le Gouvernement du Japon et le PAM pour la confiance accordée à GRASID ONG et pour leur accompagnement constant.
Dans son allocution, l’Ambassadeur Hideki Uezono s’est dit satisfait du projet et des ouvrages réalisés. Il a insisté sur l’importance de l’aide aux enfants, et sur la volonté du Japon d’œuvrer à leur épanouissement et, à travers eux, au développement du Bénin. Ces six cuisines s’inscrivent d’ailleurs dans le programme japonais de dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine, qui mise sur l’éducation et la nutrition. Le diplomate a enfin recommandé que les infrastructures soient bien utilisées et bien protégées par les écoles et les communautés.
Le Représentant résident du PAM, Ali Ouattara, a salué la qualité des travaux réalisés par GRASID ONG. Il a invité l’ensemble des acteurs à travailler main dans la main pour que ces installations soient utilisées au mieux, au bénéfice de l’alimentation scolaire. Dans la même ligne, la Maire de Lalo, Pélagie Gowui, a félicité l’ONG pour son engagement sur le terrain. Elle a demandé aux directeurs d’écoles, aux parents et aux cuisinières de veiller sur ces infrastructures, afin qu’elles servent longtemps les communautés.



Au nom du collectif des directeurs des écoles bénéficiaires, Bilo Bankolé a reconnu la valeur de cet appui pour les cantines. Il a promis que les écoles prendront grand soin des ouvrages et en feront un usage judicieux, répondant ainsi directement aux recommandations des partenaires. Après la coupure du ruban, les invités ont visité la cuisine de Dolohoué, ses trois foyers améliorés et son magasin de stockage. La cérémonie s’est achevée par le service d’un repas chaud aux élèves.



Cuisines scolaires : ce qui change pour plus de 3 000 élèves du Couffo et du Zou
Les six complexes desservent les EPP Dolohoué et Zonmondji à Lalo, Zohénou et Kpakouihoué à Toviklin, ainsi que Komé et Bowé à Djidja. Au total, plus de 3 000 enfants bénéficient de ces infrastructures. Dans chaque école, le complexe réunit une cuisine dotée de trois foyers améliorés et un magasin de stockage.
Premier changement : la conservation des vivres. Les denrées fournies par le PAM et par l’État sont désormais rangées dans un magasin fermé, à l’abri des intempéries et des pertes. Les cantines peuvent ainsi assurer la régularité des repas sur toute l’année scolaire.
Deuxième changement : les conditions de travail des cuisinières. Les foyers améliorés consomment moins de bois de chauffe et produisent moins de fumée que les foyers traditionnels. Présentes à la cérémonie, les cuisinières des écoles bénéficiaires n’ont pas caché leur satisfaction. Pour ces femmes qui préparent chaque jour les repas des élèves, les nouvelles cuisines représentent un vrai soulagement : un espace aménagé pour travailler, des foyers qui dégagent moins de fumée et un magasin où les vivres sont bien rangés.

Ces ouvrages sont aussi le fruit d’un effort partagé. Sur un coût total de 46 724 650 F CFA, fixé lors de la signature de la convention de financement, l’Ambassade du Japon a apporté 38,4 millions de F CFA et les communautés environ 8,3 millions. Cette contribution locale fait des parents et des comités de gestion des acteurs à part entière du projet, et pas seulement des bénéficiaires.
C’est désormais à eux que revient une part essentielle de la suite : l’entretien quotidien des cuisines et des magasins. Directeurs d’écoles, comités de gestion des cantines, parents et cuisinières partagent cette responsabilité. GRASID ONG, maître d’ouvrage du projet, poursuit de son côté son engagement aux côtés du PAM dans l’accompagnement des cantines scolaires du Couffo, du Zou et du Mono. Pour l’organisation, cette inauguration est aussi une preuve : une ONG locale peut conduire un projet d’infrastructure de bout en bout, dans les délais, avec les communautés






